Angoisses, phobies, traumas — les choses peuvent changer.

Ça vous parle, ça ?

Vous prenez les petites routes pour éviter le pont. Ou l’autoroute. Ou les deux. Vous avez cartographié mentalement tous les itinéraires alternatifs de votre département, et vous connaissez par cœur les petits chemins qui permettent d’arriver à peu près n’importe où… en vélo si vraiment il le faut.

Le métro, le bus, le train — plus depuis longtemps. Trop de monde, trop fermé, trop peu de sorties. Vous avez trouvé des arrangements, des excuses qui tiennent à peu près la route pour ne pas avoir à expliquer.

Vous vérifiez la poignée de porte. Une fois. Deux fois. Douze fois — douze, pas treize, sinon on repart de zéro. Vous savez que c’est fermé. Vous l’avez vu de vos propres yeux. Mais votre cerveau, lui, n’est pas convaincu. Et tant que le rituel n’est pas complet, il ne lâche pas.

Sur le terrain de foot le week-end, vous êtes ce parent qui s’emballe pour une décision d’arbitre avec une intensité qui surprend tout le monde — y compris vous. Pareil dans les embouteillages, dans la file d’attente à la caisse. Vous ne savez pas toujours expliquer pourquoi, mais la moutarde monte d’une façon qui n’a plus grand-chose à voir avec la situation.

Le soir, vous vous effondrez d’épuisement — parce que vous savez très bien que si votre cerveau a encore un gramme d’énergie disponible, il va en profiter pour tourner en rond jusqu’à 3h du matin. Alors vous anticipez. Vous vous assommez — d’écrans, de Netflix, de tisanes, de médicaments, de n’importe quoi qui fait taire la machine le temps d’une nuit. D’ailleurs le paquet de Petits Écoliers qui traîne sur le canapé ne fait pas long feu certains soirs. Pas parce que vous avez faim. Parce que ça marche. Parce que pendant cinq minutes, la tension redescend.

Vous avez des projets plein la tête — des vraies envies, des choses que vous aimeriez faire, construire, changer. Mais entre l’épuisement, les enfants, les impôts, les inscriptions à la gym et la programmation des repas, les soirées passent et les projets attendent. Encore.

Il y a la femme enceinte croisée par hasard dans la rue, et la journée qui bascule. Le chien en laisse à trois mètres, et le cœur qui s’emballe. L’araignée dans la baignoire, et la pièce condamnée jusqu’à nouvel ordre.

Ces ados qui ne peuvent plus franchir la porte du collège le matin. Pas parce qu’ils sont fainéants, pas parce qu’ils font des caprices — mais parce que leur corps a décidé que c’était un endroit dangereux, et qu’il refuse d’y retourner. Et les parents qui ne savent plus quoi faire, qui ont tout essayé, qui voient leur enfant se recroqueviller un peu plus chaque jour.

Vous savez que c’est disproportionné. Vous vous le dites. Ça ne change rien.

Et ce qui est peut-être le plus épuisant là-dedans, c’est pas forcément la peur elle-même — c’est la honte qui va avec. Le fait de se sentir bête, de ne pas comprendre pourquoi on réagit comme ça, de voir les autres avancer normalement et de se demander ce qui cloche chez vous. De s’être promis dix fois que la prochaine fois ce serait différent. Et de recommencer quand même.

Vous n’êtes pas en train de perdre la tête. Votre cerveau a décidé à un moment — souvent sans vous demander votre avis — que certaines choses étaient dangereuses. Et depuis, il fait son boulot avec un zèle un peu excessif. La bonne nouvelle, c’est que ce qui s’est mis en place peut se défaire.

Pourquoi je me sens légitime pour vous accompagner là-dessus

Parce que j’ai été de l’autre côté.

Il y a plusieurs années, j’ai développé un syndrome de stress post-traumatique suite à une erreur médicale. Flashbacks, nuits impossibles, crises de larmes, impossibilité de me projeter — j’étais au bout du rouleau. C’est l’EMDR qui m’a permis de m’en sortir, en une séance qui a tout changé. Pas parce que c’est magique, mais parce que c’était le bon outil, au bon moment, avec le bon professionnel.

C’est une partie de ce qui m’a amenée à ce métier, et c’est aussi ce qui nourrit ma façon d’être en séance. Je sais ce que ça fait de vivre avec ça de l’intérieur. Je ne le théorise pas, je le connais.

En dehors de ça, je suis Maître Praticienne en Hypnose Ericksonienne, formée à l’ICFHE, et je viens tout juste de terminer une spécialisation en hypnose sur les troubles anxieux, les phobies et le trauma — parce que ces sujets méritent qu’on reste curieux et précis.

Dans ma pratique j’utilise l’hypnose Ericksonienne, le THA et l’EMDR, souvent en combinaison, en fonction de ce qui est juste pour vous à ce moment-là

👉 Pour en savoir plus sur le THA et l’EMDR : « EMDR et THA, des thérapies à la mode »


Ce que ça donne concrètement en séance

Pas de protocole plaqué sur votre vécu. Pas de « voilà ce qu’on va faire » avant même de vous avoir entendu.

La première séance, c’est d’abord beaucoup d’écoute. Je prends le temps de comprendre votre histoire, ce qui vous a amené là, ce qui se passe vraiment. C’est ensemble qu’on choisit le chemin, à votre rythme, en restant attentifs à ce que vous ressentez à chaque étape.

Certaines séances avancent vite — il y a cet effet « waouh » où quelque chose se pose, se libère, et vous repartez différemment. D’autres demandent plus de temps, et c’est tout aussi juste. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise vitesse. Mon rôle c’est d’être à côté de vous, pas devant vous.

Je vous reçois en cabinet à Thouaré-sur-Loire, Nantes Est, ou en visio. Du lundi au samedi, de 9h à 22h.

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À très bientôt, Marie